Plus de trois mois d’absence, et pas une explication
Certains s’en sont doutés. D’autres l’ont
suggéré. Peut-être qu’il y avait « quelqu’un » derrière
tout ça On s’est connus début janvier, mais c’est
qu’un mois plus tard que je l’ai vraiment remarqué. Il
avait été discret, genre pas envahissant. Il a eu raison, j'aime
pas qu'on se fasse remarquer.
Un mois sans se remarquer, c’est long. Mais vous savez ce que
c’est, on regarde partout autour de soi, surtout loin devant,
sans prendre le temps de regarder juste à côté de nous. Tout près
même.
Après, ça a été plus compliqué. Normal, je suis pas réputée pour
être particulièrement simple comme gonzesse.
D’abord, il y avait le fait que c’était pas le meilleur
moment pour une rencontre.
Que ça n’avait rien à voir avec lui, mais que peut-être on
s’était croisés trop tôt.
Il m’a fait comprendre que de toute façon, il n’avait
pas son mot à dire et qu’il me laisserait choisir,
évidemment.
Puis il y avait une troisième personne, celle qui nous avait
présenté. Et qui n'avait pas vraiment prévu qu'on s'attache l'un à
l'autre.
Ceux de mon entourage qui savaient ont regardé d’un drôle
d’œil le drôle de couple qu’on formait. Certains
avaient l’œil pas drôle aussi, et d’autres ont
préféré tourner les yeux. Certains encore se sont contentés de me
dire qu’une rencontre comme ça ça n’arrivait pas tous
les jours, et que si on s’en donnait les moyens, on pouvait y
arriver
Mais ce que j’avais aussi, c’était une certitude. Celle
que je l’aimais, lui.
Et celle que c’était une sacrée bonne raison de
continuer.
Je crois qu’il a été soulagé quand je lui ai dit. Pour lui
c’était presque une question de vie ou de mort.
Je lu ai pas promis grand chose. Sauf que je l’aimerai, que
je ferai au mieux pour le rendre heureux. Je crois que ça lui a
suffi.
Depuis, on est heureux tous les deux. On fait confiance à la suite
des évènements, en se disant qu’à chaque jour suffit sa
peine, et son bonheur aussi.
On se verra, en vrai, pour la première fois, au début du mois de
septembre. D’ici là, on ne se quitte pas d’une
semelle
puisqu’il a élu domicile juste derrière mon nombril





jessylu
sam 06 jun 2009 21:00